Les cinq chambres de commerce de l’Abitibi-Témiscamingue : la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda, la Chambre de commerce de Val-d’Or, la Chambre de commerce et d’industrie d’Abitibi-Ouest, la Chambre de commerce Témis-Accord et la Chambre de commerce et d’industrie d’Amos-Harricana, unissent aujourd’hui leurs voix pour exprimer leur appui au mouvement « Le Communautaire à boutte », qui réclame une reconnaissance adéquate du rôle essentiel des organismes communautaires ainsi qu’un financement stable et suffisant pour assurer leur mission.
En Abitibi-Témiscamingue, le milieu communautaire constitue un pilier incontournable du développement socio-économique. Les organismes de la région soutiennent quotidiennement des milliers de citoyennes et citoyens, contribuant directement à la santé, à l’inclusion, à la sécurité, à la formation, à la lutte contre la pauvreté, à l’intégration en emploi et au dynamisme de nos communautés. L’engagement de leurs salariés et bénévoles crée un environnement plus fort, plus équitable et plus résilient, des conditions essentielles au développement économique régional.
Une pression croissante sur un réseau essentiel
Depuis plusieurs années, les organismes communautaires de l’Abitibi-Témiscamingue font face à une intensification de la demande, nourrie par la pénurie de logements, l’isolement géographique, le vieillissement de la population, la pénurie de main-d’oeuvre et la complexification des problématiques en santé mentale et en soutien social. Malgré cette hausse constante des besoins, le financement gouvernemental stagne ou diminue, créant un écart grandissant entre les ressources disponibles et les réalités du terrain. Cette situation fragilise leur capacité d’intervention, complique la rétention du personnel et menace, dans certains cas, leur pérennité même.
Les Chambres de commerce constatent que ce manque de ressources fragilise non seulement le tissu social, mais aussi la vitalité économique de l’Abitibi-Témiscamingue. Un milieu communautaire solide est un partenaire indispensable du développement régional : il soutient l’employabilité, réduit la pression sur les services publics, favorise la cohésion sociale et contribue à maintenir l’attractivité de nos municipalités.
Appel à un engagement durable
Les cinq Chambres de commerce de l’Abitibi-Témiscamingue appellent donc le gouvernement du Québec à reconnaître pleinement l’importance stratégique du secteur communautaire et à assurer un financement : récurent, stable et prévisible à la hauteur des besoins réels permettant la pérennité des missions de base et favorisant l’attraction et la rétention du personnel essentiel à ces organisations.
Nous réitérons l’importance de considérer les organismes communautaires comme des acteurs clés du développement économique et social, dont l’apport doit être valorisé et soutenu de manière durable.
Un message commun pour une région forte
En tant que représentantes du milieu des affaires, nous croyons que le progrès économique de l’Abitibi-Témiscamingue ne peut se faire sans des communautés en santé, inclusives et solidaires. Soutenir le mouvement « Le Communautaire à boutte », c’est soutenir l’ensemble de notre région.
Les voix du milieu économique régional
« Le milieu communautaire est profondément ancré dans notre tissu social et économique. Sans son apport, plusieurs enjeux qui freinent le développement de notre région seraient encore plus criants. En soutenant ces organismes, nous soutenons directement notre capacité collective à avancer, à innover et à bâtir un milieu de vie attractif et prospère. » d’affirmer Éric Beaupré, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn‑Noranda (CCIRN).
« Le secteur communautaire joue un rôle essentiel dans l’équilibre de notre société. Plus que jamais, il mérite d’être soutenu de façon cohérente, structurée et durable, pour maximiser son impact là où les besoins sont réels. » rappelle Sébastien Richard, président de la Chambre de commerce de Val‑d’Or (CCVD).
« Les données sont claires : investir dans le secteur communautaire n’est pas une dépense, c’est un moteur économique. Chaque dollar injecté génère plus qu’il ne coûte et crée des retombées concrètes pour nos entreprises, nos travailleurs et nos collectivités. » soulignent les co‑présidentes, Karine Bernèche et Véronique Girard, de la Chambre de commerce Témis‑Accord.
« Ces organismes jouent un rôle essentiel dans nos communautés. Ils soutiennent les plus vulnérables, brisent l’isolement, offrent des services de première ligne et contribuent activement à la cohésion sociale. Sans eux, de nombreuses personnes se retrouveraient sans ressources, sans accompagnement et sans espoir. Nous devons reconnaître leur expertise, leur proximité avec la population et leur capacité à répondre rapidement aux besoins du terrain. Cela passe par un financement récurrent, stable et suffisant. » d’insister Valérie Charrois, présidente de la Chambre de commerce d’Abitibi‑Ouest,
Un engagement commun pour une région forte
Les chambres de commerce réaffirment que la prospérité économique de l’Abitibi‑Témiscamingue repose sur des communautés solides et bien soutenues. Le secteur communautaire est un partenaire essentiel de cet équilibre.











